Le destin tragique mais réel des créatures Disney

MICKEY : mort de maladie vénérienne au contact des prostituées, après avoir attendu pendant 50 ans que Minnie lui dise "oui".

MINNIE : cf Mickey

DINGO : assassiné pendant son deuxième mandat de Président des Etats-Unis.

PLUTO : attrapé par la brigade canine ; jamais réclamé, il a été euthanasié.

PAT HIBULAIRE : liquidé par la mafia russe.


DONALD : servi laqué dans un restaurant chinois d'Hollywood.

DAISY : cueillie par une balle perdue lors d'une fusillade.


GONTRAN BONHEUR : a eu la chance de pouvoir attraper à temps le Boeing 800 de la TWA en 1996.

ONCLE PICSOU: mort dans la plus noire misère après avoir subi le plus gros redressement de toute l'histoire du fisc américain, suivi du crash de ses investissements dans la nouvelle économie.

FLAIRSOU : mort étouffé dans la piscine de pièces de Picsou qu'il avait rachetée.

RIRI, FIFI & LOULOU : inculpés dans une affaire de pornographie pédophile en Belgique.

BLANCHE NEIGE : s'est à nouveau faite avoir au vieux truc de la pomme empoisonnée (aux OGM cette fois).


LE PRINCE CHARMANT : a fini la tête au bout d'une pique lors de la révolution.

ATCHOUM : mort de pneumonie.

GRINCHEUX : mort sur la chaise électrique pour avoir abattu quinze personnes dans un MacDo
.

JOYEUX : tué par un déséquilibré dans un MacDo.

DORMEUR : ne s'est jamais réveillé.

SIMPLET : a confondu pistolet et sucette.

MARY POPPINS : abattue par un F16 dans l'espace aérien irakien.

WINNIE l'OURSON : mort de crise cardiaque ; a pulvérisé tous les records mondiaux de taux de cholestérol.


ALICE (du Pays des Merveilles) : a passé presque toute sa vie dans un asile psychiatrique.

LE LAPIN PRESSE : pressé, n'a pas fait attention au collet.


LA REINE DE COEUR : guillotinée lors de la révolution.

LE CHAPELIER FOU : mort d'un empoisonnement au mercure.

LE LIEVRE : noyé dans sa théière.

LA BELLE AU BOIS DORMANT : réveillée en 1986, est morte du sida que le Prince Charmant lui avait refilé.

LE PRINCE CHARMANT : A confondu dragon et char d'assaut.

CENDRILLON : assassinée par sa mâratre et ses demi-soeurs dans un accès de jalousie.

LE PRINCE : mort en exil après un coup d'Etat communiste.

PINOCCHIO : devenu une armoire normande de valeur.


GEPETO : mort du tétanos après s'être mis une écharde dans le doigt.

JIMINY CRICKET : mort dans un impact à grande vitesse contre une vitre.

FIGARO : tombé dans le bocal du poisson.

DUMBO : a percuté un Boeing 747 en plein vol.


PETER PAN : prostitué au bois de Boulogne, mort d'une overdose.

CLOCHETTE : a succombé aux avances trop pressées d'une luciole mâle.

CROCHET : attrapé par le crocodile.

LE CROCODILE TIC-TAC : pulvérisé par la police lors de Vigipirate à cause de son bruit.

MOUSSE : heureux propriétaire d'un bordel à Porto Rico.

BAMBI : abattu par un membre de la National Rifle Association armé d'un AK-47 ; le corps n'a jamais été retrouvé.


PANPAN : engagé dans le déminage à Sarajevo, a fait 'pan' une fois de trop.

BERNARD & BIANCA : disparus en 1996 lors d'une mission en Belgique.


EVINRUDE : bêtement gobée par un brochet.

SOS SOCIETE : récupérée par l'Eglise de Scientologie.

BALOO : sert de descente de lit dans un hôtel de luxe de New Delhi.


MOWGLI : victime de Riri, Fifi et Loulou.

BAGHEERA : avait élu domicile à Bhopal.

LA BELLE & LE CLOCHARD : vendus à un restaurant coréen ; servis ensemble lors d'une réception.


LES 101 DALMATIENS : 53 écrasés par des véhicules divers, 5 empoisonnés par de la mort-au-rats, 3 euthanass pour agressivité, 6 euthanasiés à la SPA faute de nouveau mtre, 3 abattus dans des accidents de chasse, 2 déchiquetés par le sanglier chassé, 12 partis paisiblement de leur belle mort, 10 de maladie, 6 ts dans des combats de chien, 1 tué par un chat.

CRUELLA : repentie, travaillait pour la SPA ; euthanasiait les chiens et s'est piquée avec son aiguille.


ELLIOT LE DRAGON : évoluait trop près de Washington le 11 septembre ; probablement abattu en vol.

TRON : victime d'un écran bleu de Windows©®.

JESSICA RABBIT : choriste des Guns & Roses après avoir arrêté les fims pornos ; aurait été victime d'un snuff movie.

ALADIN : attrapé à voler une fois de trop, mort lors de l'ablation de son pouce.

LE GENIE : suicidé après avoir constaté que même ses pouvoirs ne pouvaient plus éponger les pertes de la nouvelle économie.

LE ROI LION : fierté du zoo de Plouc-sur-Somme.

POCAHONTAS : Morte de pneumonie à Londres avant 30 ans.

LA BÊTE : Déprimé et suicidé à cause de problèmes identitaires.

LA BELLE : Recluse dans un monastère tibétain, ne supporte plus le moindre poil.

ROX : Attrapé par un piège à loup.


ROUKI : Enragé, à dû être piqué.

LA PETITE SIRENE : Suicidée en se noyant.


ESMERALDA : Pendue pour sorcellerie.

LE BOSSU : Bourré, a fait une chute de 70 mètres.

# Posté le lundi 21 août 2006 07:26

les sans cheveux 3

les sans cheveux 3
Mais où sont les skinhead ???!!


Aujourd'hui la scène skinhead est profondément divisée entre les deux grandes tendances. Les skins traditionnels (trojan) ou gauchistes (reds, sharp, rash...) refusent aux partisans des groupes d'extrême droite l'appellation de skinheads et les dénomment boneheads (crânes d'os). Ces-derniers leur rendent le même mépris. Les apolitiques dénoncent ces dérives idéologiques de droite comme de gauche et se prétendent les seuls vrais skinheads. L'observateur néophyte peut parfois confondre ces catégories à l'allure et aux vêtements similaires mais au comportement et aux discours fondamentalement différents.

Les skinheads apolitiques ou engagés à gauche se désignent sous plusieurs termes qui expriment des nuances vestimentaires et de goût musicaux : "skin(head)s" bien sûr mais aussi "bootboys" (terme générique des années 70 pour désigner tout ce qui portait des gros souliers), "rudeboys" ou "ruddies" (pour les fans de reggae), "skunks" ou "herberts" (à mi-chemin entre le skinhead et le punk), "hools" (hooligans)... Les boneheads utilisent les termes "skinheads", "naziskins" , "white-power-skinheads", "ns-skinheads" , "skinheads88" et parfois "bootboys".

La musique des skinheads traditionnels, apolitiques ou engagés à gauche, est très contrastée car elle reflète la longue histoire du mouvement : musique noire américaine ou anglaise (soul, 60' rythm'n'blues, mod's beat), jamaïcaine (ska, rocksteady, reggae, rub-a-dub) ou punk (glam-punk, punk77, street-punk, oï, hard-core old school ou NY hard core...) et bien sûr Ludwig van Beethoven pour la référence à l'univers d'Orange mécanique. Cette liste n'est pas limitative et il n'est pas rare de rencontrer des skinheads amoureux de jazz ou de folklores traditionnels...


Parmi les skinheads engagés d'aujourd'hui, on peut distinguer, dans le camp antiraciste et antifasciste :

Trojan skinheads : perpétuateurs de l'esprit de 1969, fans de reggae, de soul, de rocksteady et de ska, circulant à scooter commes les mods, ils ne mêlent guère musique et politique mais affichent un antiracisme et un antifascisme sincères et revendiquent leur appartenance à la working class (classe ouvrière).
Redskins (Peaux rouges) : skinheads communistes. À l'origine ce ne sont pas des skinheads mais des fans d'un groupe de soul anglais des années 1970, The Redskins (qui affichait un discours trotskiste sur fond de soul-rythm'n'blues mâtiné de punk-rock). Les premiers redskins affichaient un look plutôt punk ou modernist. Ils se sont ensuite rapproché du style skinhead en conservant quelques particularismes : bomber retourné côté doublure orange, lacets rouges, insignes communisites divers... Dans les années 1980 en France les redskins ont combattu les boneheads sur leur propre terrain, la rue (époque des "chasseurs de skins [nazis]").
SHARP Skinheads : Skinheads Against Racial Prejudice (skinheads contre les agressions raciales). Le mouvement est apparu à New York vers 1980 puis a été acclimaté en Europe par les membres du groupe britannique The Oppressed. Les fondateurs étaient souvent des militants syndicaux mais le mouvement se veut libre de toute affiliation à un parti ou un syndicat. Il s'agit de réaffirmer le lien entre la culture skinhead et la classe ouvrière (working class), donc ses valeurs : fraternité, solidarité, lutte sociale... Le logo Sharp reprend le casque de guerrier grec du label Trojan. Aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, plus rarement en France, les skinheads sharp s'affichent souvent comme patriotes, ou tout du moins comme supporters de leur équipe de foot nationale.
RASH Skinheads : Red and Anarchist Skinheads. Le RASH, surtout européen, regroupe depuis les années 1990 d'anciens redskins de la première vague et de nouveaux skinheads engagés à l'extrème-gauche. Les membres considèrent leur appartenance au mouvement skinhead comme un complément de leur engagement militant, le skinhead devenant une forme d'idéal ouvriériste. La plupart des skinheads rash gravitent autour de : l'Union Anarchsiste, la Fédération Anarchiste, the Anarchist Black Cross, l'Union Communiste libertaire, La CNT (syndicat libertaire), voire la Ligue Communiste révolutionnaire... Quelques groupes connus : La Brigada Flores Magon, Ya Basta!...
À l'extrême droite, on trouve aussi diverses catégories de skinheads :

Tout d'abord, les lacets blancs sont-ils une marque d'appartenance à l'extrême droite ? A priori non, mais certains skinheads nationalistes en ont fait un signe identitaire. De nombreux punks et skinheads ni fascistes ni racistes ont porté des lacets blancs pour l'esthétique. Mais aujourd'hui ces-derniers représentent pour beaucoup l'idéologie raciste, le white power (« le pouvoir à la race blanche »). Dans certains groupes musicaux, les lacets blancs sont le signe distinctif de ceux qui ont déjà tué. De nos jours, le port des lacets blancs chez des punks ou skinheads non racistes apparaît généralement comme une provocation d'un goût douteux.

La musique des boneheads et autres skinheads nationalistes répond au nom de RAC (rock against communism) ou white power. Les plus connus sont Skrewdriver (RU), Midtown Bootboys (États-Unis) ou encore Légion 88, Bunker 84 et Division Charlemagne (France). Le genre musical s'apparente au punk-rock et à la Oï, mais les groupes les plus récents sont influencés par le punk hard-core ou le heavy metal. On parle alors de hate core (la haine à fond). Certains amateurs de satanisme se mêlent occasionnelemnt aux boneheads (sans faire de généralité, il s'agit là plutôt de brebis égarées). Les disques sont repérés à l'aides des sigles NS (nazi) ou WP (white power).

skinheads nationalistes : le terme désigne une foule d'individus qui ne s'affichent pas radicalement adeptes de l'hitlérisme mais appartiennent aux différents courants de l'extrême droite. On trouve ainsi des skins nationalistes antisémites et pro-Palestiniens (certains gravitent autour du MNR, d'Unité Radicale et de certains mouvements pro-palestiniens). Ceux-là vont jusqu'à prendre le parti des islamistes pour s'opposer aux Juifs et à Israël dont ils ont la haine chevillée au corps. Ils brandissent le célèbrissime faux "Le Protocole des Sages de Sion" pour étayer leur antisémitisme. À l'inverse d'autres sont anti-Arabes et pro-Israëliens, c'est-à-dire pro-sionistes! Ces derniers considèrent Israël comme l'avant-garde de l'Occident contre le monde arabo-musulman dont il faudrait à tout prix se défendre. Les membres du GUD (Groupe Union Défense), souvent recruté sur les bancs des facultés de droit, se rattachent à cette mouvance. Plutôt que skinheads, terme connoté voyou, beaucoup se font appeler "jeunes nationalistes".
les hooligans : Beaucoups de skins nationalistes se recrutent dans les rangs des supporters-hooligans. Mais il est abusif d'affirmer que tous les supporters de football sont forcément des hooligans, ni ceux-ci des séides de l'extrême-droite! Le football fait partie de la culture skinhead d'origine, sans coloration politique. Les hooligans sont ne sont pas forcément nationalistes ni racistes. En fait le terme est passe-partout. Il reste vrai que beaucoup de skins nationalistes ont été racolés dans les tribunes des stades par des recruteurs issus des partis d'extrême-droite. Dans certaines régions, l'extrême droite semble bien implantée parmi les organisations de supporters (par exemple à Rome, en Italie). Mais heureusement moins dans d'autres régions (Marseille par exemple où les associations de supporters rejettent ouvertement le racisme). Les supporters-hooligans racistes prennent l'habitude d'insulter les joueurs de couleur ou d'imiter le singe lorsque ceux-ci ont le ballon.
Boneheads : skinheads nationalistes ouvertement nazis. On parle aussi de naziskins. Ils sont très actifs (mais assez discrets en France) et regroupés dans diverses organisations telles Blood and Honour, Hammerskins ou Combat 18 (groupe terroriste clandestin). Les boneheads sont très visibles en Scandinavie ou dans certaines régions des États-Unis où ils sont organisés en réseau avec d'autres organisations d'extrême-droite comme le Klu Klux Klan. Le look bonehead se distingue un peu du look skinhead original : il est franchement paramilitaire, les cheveux sont généralement rasés à blanc. Les insignes sont la croix gammée, les écussons de la LVF ou de la division Das Reich, la croix celtique, les galons de la Wehrmacht ou de la SS... La symbolique germanique, viking ou celte est souvent utilisée par les bonheads qui marquent ainsi leur rejet des valeurs judéo-chrétiennes et prônent un retour au paganisme indo-européen. Les bonheads se reconnaissent grâce au sigle NS (national-socialiste, c'est à dire nazi), généralement accolé au nombre 88 (pour HH, huitième lettre de l'alphabet et initiales de "Heil Hitler"). Les boneheads se réclament aussi de la classe ouvrière. Dans les années 80 beaucoup d'entre-eux se considéraient comme les fils spirituels des SA (Sections d'assaut, brigades de militants nazis des années 1930 en Allemagne). Ces SA tenaient un discour à la fois nationaliste, raciste mais aussi social et étaient issus du monde ouvrier et de la petite bourgeoisie. Ils réclamaient des mesures sociales avancées et la constitution d'une armée populaire. Leur chefs furent exécutés par les SS aux ordres d'Hitler lors de la "nuit des longs couteaux" en 1933. Hitler montrait ainsi son refus de toute opposition interne au sein de son parti. Ce que beaucoup de boneheads ignorent, c'est que le leader des SA, E. Rhöm, était homosexuel, et surtout que l'opposition des SA à hitler était devenue telle en 1933 que des sections entières avaient quitté le parti nazi pour adhérer au parti communiste!

Il y a aussi des skinheads apolitiques qui considèrent le fait de n'être ni fascistes, ni racistes comme quelque chose de naturel et, qu'en temps que skinheads, ils n'ont pas à se justifier continuellement. On les appelle sobrement les apos et ils sont au centre d'une grande controverse. Leur philosophie se résumerait aux trois B du hooligan : « bière, baston, baise ». Pour certains skineads apolitiques le mouvement doit rester ce qu'il était au départ : une mode de jeunes voyous. Les skinheads sharp et rash les suspectent de sympathiser avec les boneheads au nom d'une communauté skinhead. Si certains ont effectivement des relations douteuses, la plupart n'ont tout simplement pas envie de mélanger musique et militantisme politique.

L'origine du problème en France remonte au début des années 80 lorsque beaucoup des premiers skinheads ont basculé vers l'extrème-droite et ont pris l'habitude de manger à tous les rateliers, c'est à dire de fréquenter à la fois les concerts racistes et les concerts antiracistes. Pour se prémunir ces personnes se disaient apolitiques. On peut aussi penser aux dérives idéologiques de quelques figures comme le chanteur du groupe L'Infanterie Sauvage. Certains jouaient l'ambiguité et s'amusaient de la confusion ainsi crée. Alcoolisme et mauvaises fréquentations aidant, l'ambiguité est parfois devenue une adhésion à l'extrème-droite militante... D'où l'odeur de souffre qui entoure encore les apolitiques en France. Notons que cette confusion n'existe pas ailleurs (Allemagne, Royaume-Uni...) où les skinheads apolitiques sont clairement désignés comme ni racistes, ni fascistes, ni nazis.


De manière plus anecdotique, il existe des mouvements gays skinheads. Le skinhead est devenu un thème classique de la pornographie homosexuelle masculine. C'est un avatar du working class boy, vieux phantasme homosexuel des pays anglos-saxons. Et le look skinhead est arboré ostensiblement par certains gays, parfois de manière caricaturale (cheveux rasés à blanc, lacets blancs, attitude martiale, vêtements paramilitaires...).

Mais il existe aussi un groupuscule gay néonazi fondé par un roadie de Skrewdriver : les Gay Aryan Skinheads, qui se réfèrent aux SA (et aux moeurs grecques de certains d'entre eux). Mais ces skinheads homosexuels nazis pratiquent beaucoup moins l'art du second degré que les autres skins gays.

On trouve aussi des teufeurs fans de musique techno hard-core, ou makina, qui adoptent le look skinhead, sans connotation politique, les Gabbers ou Gabbaskins (mouvement assez répandu au Benelux, en Allemagne et en Catalogne). Il semblerait que, par ignorance ou noyautage par l'extrême-droite, de nombreux gabbers soient désormais sensibles aux discours d'extrême-droite. En réaction certains gabbers se constituent en associations antifascistes.


Enfin bon tout ca pour dire que les premiers skinheads sont apparus il y a près de 40 ans et qu'ils n'étaient en aucun cas ni racistes, ni fascistes.

Voila dc la fin de ce cours d'histoire... :D

# Posté le jeudi 16 mars 2006 14:54

les sans cheveux 2

Bon voila la premiere partie du cours d'histoire est fini... passons a la seconde...


En 1969, un véritable raz-de-marée skinhead envahit le Royaume Uni. Cette contre-culture devient soudain très à la mode et unit les jeunes des quartiers ouvriers, tant blancs que noirs. Les skinheads écoutent de la soul, du rythm'n'blues (de chez Stax ou Motown), du mod's beat (soul-rock anglais des Who et autres Kinks ou Small Faces), mais surtout du ska, du rocksteady et du reggae avec des artistes noirs venus des Caraïbes tels Simaryp, Laurel Aitken, Desmond Dekker et même les SkatalitesWailers... Le reggae et le rocksteady, bien plus que le ska, apparaîssent comme le son skinhead par excellence. Pour les puristes on parle alors de skinhead reggae, de reggae one drop ou encore d'early reggae. Dans la tradition modernist, les skinheads aiment danser. Ils rivalisent de pas de danse compliqués pour frimer lors des discoes, l'équivalent des boums françaises. Les chansons parlent de leur vie quotidienne : émeutes, condition ouvrière, dificultés de tous les jours, contestation sociale, mais aussi sexe, danse et football. Les principales maisons de disques éditrices de ska et de skinhead reggae sont Trojan records et Pama records. Le logo Trojan (un casque de guerrier troyen) a été repris par la suite pour désigner les skinheads originels (spirit of 69). Les filles sont appelées skinhead girls plutôt que birds ou birdies (terme péjoratif équivalent du français "pouffe").

Ces gangs de jeunes ont parfois un comportement violent et les hooligans adoptent vite le style skinhead. Certains avancent que les skinheads sont issu du hooliganisme. C'est à la fois vrai et faux : les jeunes britanniques des classes moyennes et populaires se comportent souvent en hooligans dans les stades de football, mais les hooliganisme est plus ancien que le style skinhead (début du XX° siècle) et les codes vestimentaires des hooligans varient beaucoup avec les modes (la plupart de hooligans actuels n'ont absolument pas le look skinhead). L'abus d'alcool et de drogues diverses (surtout les amphétamines et le speed, pour pouvoir danser toute la nuit, le LSD est plutôt une mode de hippies) n'arrangent rien à l'image des skinheads. La presse tabloid peut dès lors stigmatiser les skinheads, comme elle l'avait fait auparavant pour les mods ou les rockers. C'est la nouvelle menace.

L'usage fréquent des couleurs nationales ou du drapeau (Union Jack pour l'ensemble des Britanniques ou Saint Georges Cross pour les Anglais) par les skinheads de cette époque est abusivement interprêté comme un glissement vers le nationalisme. En fait les jeunes Britanniques font souvent preuve d'un patriotisme cocardier tel qu'on peut le rencontrer dans les tribunes des stades de football. Il n'est généralement fondé sur aucun nationalisme au sens strict. Les mods auparavant arboraient les couleurs nationales et les punks par la suite feront de même. Notons aussi que les Britanniques pavoisent beaucoup plus fréquemment que les Français. Cette fierté d'appartenir à la nation britannique est même un élément unificateur pour les jeunes Anglais blancs et les Antillais noirs venus de la Jamaïque ou de Sainte-Lucie (états du Commonwealth, dont les habitants sont assimilés aux Britanniques puisque sujets de la même reine).

Mais il est vrai que les skinheads de cette époque font preuve de méfiance à l'encontre, non pas des noirs, mais des jeunes Indiens et Pakistanais, dont le style vestimentaire et les goûts musicaux les rapprochent des hippies. Certains organisent de véritable ratonnades à leur encontre : le paki bashing. Ceux-ci réagissent et fondent des gangs de skinhead scalpers. Cette opposition entre skinheads noirs et blancs d'une part et jeunes indo-pakistanais de l'autre n'a cependant jamais été une généralité lors de la première vague skinhead. C'est plutôt une réalité circonscrite à certains quartiers de Londres. Les archives montrent d'ailleurs de nombreux skinheads au type asiatique.

Cette première vague skinhead est donc avant-tout une mode, un style musical et vestimentaire largement méconnu hors de Grande-Bretagne. Pour la plupart des journalistes les skinheads ne sont qu'une nouvelle sorte de voyous incontrôlables (à l'époque la France a ses blousons noirs). Le mouvement n'est peu ou pas politisé. Si John Lennon adopte quelques mois un look skinhead, c'est parce qu'il se sent proche de cette jeunesse ouvrière tumultueuse et rebelle.

Vers 1971 la vague skinhead s'essoufle. De nouvelles modes apparaissent : le style glam rock pour les jeunes blancs et les rastafarisme pour les noirs. Les skinheads authentiques, qui rejettent le racisme et la violence gratuite, adoptent le style suedehead (crâne de velour): le look devient plus recherché, à la manière des mods, les cheveux repoussent.

Après 1971 l'esprit skinhead ne disparaît pas pour autant et survit à travers les suedeheads puis les smoothies (ces-derniers portent les cheveux assez longs). Les deux adoptent le style bootboy lorsqu'ils descendent dans la rue : blue jean retroussé, Doc Marten's montantes, bretelles... C'est le style vestimentaire arboré dans le film de Stanley Kubrick Orange mécanique. L'½uvre est violente mais le message est plus subtil qu'il n'y paraît : une critique des théories comportementalistes et une caricature des aspects les plus ridicules des sociétés modernes.

Les mods eux-aussi sont has been mais restent nombreux, en particulier dans le nord de l'Angleterre où ils sont à l'origine d'un style musical particulier, influencé par la musique noire américaine, le northern soul.

Les codes musicaux changent et chez les bootboys le reggae, le rocksteady et le ska sont vite supplantés par le glam rock (cf David Bowwie ou The New York Dolls), le pub rock (cf Elvis Costello) puis le punk rock (genre musical inventé aux États-Unis par les Stooges, les New York Dolls, encore eux, et les Ramones vers 1973-1975). Nombre des premiers punks anglais (fin 1976-début 1977) ont le style bootboy, à commencer par les Clash (par ailleurs fans de reggae et de pub rock).

Profitant de l'explosion médiatique punk en 1977, les skinheads et même les mods réapparaissent et se mêlent au punks. Ils sont alors peu nombreux, noyés dans la masse punk. Le film Quadrophenia (1979) et le groupe The Jam participent à la relance du courant modernist. Après 1979 cependant, le punk-rock n'a plus la faveur des médias et les punks se radicalisent : ils deviennent not dead (de l'expression « punk's not dead »), ou adoptent le style des skinheads. Dès lors le mouvement skinhead connaît une nouvelle heure de médiatisation.

Ces nouveaux skinheads écoutent ou jouent du street punk et de la oï !, c'est-à-dire des formes violentes et radicales de punk-rock.Oï!, en argot cockney: Hey you! On entend Oï! pour la première fois sur un morceau des Clash en 1977 (Career opportunities). Les groupes précurseurs sont Menace, Angelic Upstart ou Sham 69, puis viennent Cockney Rejects, Business, Cocksparrers, The 4 Skins, Last Resort, The Oppressed, Blitz...

Cette époque connaît aussi un revival rocksteady, ska et skinhead reggae qui contribue à populariser le style skinhead avec des groupes comme Madness, The Specials, Bad Manners ou The Selecters de chez 2Tone Records. Ces musiciens adoptent un style vestimentaire plutôt modernist, mais le public est largement skinhead. De nombreux artistes jamaïcains tombés dans l'oubli refont surface (par exemple le chanteur Laurel Aitken, godfather of ska music). Le ska, énergisé par les influences punk-rock, remporte les faveurs du public skinhead de l'époque.

Mais en 1979, contrairement à 1969, la très grande majorité des skinheads sont blancs. C'est aussi de cette époque que date l'habitude de se raser les cheveux à blanc et la musique Oï de cette époque est qualifiée de closed shave (rasée de près). Le slogan ACAB (all the cops are bastards, "tous les flics sont des bâtards") fait son apparition. Dès 1979 la mode skinhead dépasse les îles britanniques et touche l'Amérique du Nord et l'Europe de l'Ouest (en France la première compilation skin-punk Chaos sort en 1982). C'est une contre-culture particulièrement vivace dans les années 1980, même si elle ne draîne pas la masse des jeunes. En France François Béru, chanteur des Béruriers Noirs, s'affiche en skinhead. Après le sabordage des Bérus en 1989 ce même François fonde Molodoï, groupe ouvertement skinhead (et non fasciste). Les Garçons Bouchers sont des skinheads. Camera silens ou La Souris Déglinguée draînent un public skinhead. Il en va de même pour les Skarfaces, légende vivante du ska en France. À New York les inventeurs de la musique punk hard-core sont généralement des skinheads (Agnostic Front, Madball, MOD...), et revendiquent encore aujourd'hui leur appartenance au mouvement. Ces skinheads évoluent dans une mouvance plus large : le punk-rock, le hard-core ou encore le rock alternatif.

A la fin des années 1970 l'extrême droite britannique (British National Party et National Front) s'implante parmi les jeunes punks et skinheads blancs issus généralement des classes sociales les plus défavorisées et en situation de marginalisation. Les provocations de quelques punks, comme Sid Vicious qui arborait souvent un t-shirt à croix gammée, ont fait penser à certains que les vrais rebelles étaient les nazis. Ian Stuart, chanteur du groupe punk Skrewdriver, est un exemple typique de cette dérive. Skrewdriver était un groupe street punk apolitique (comme l'immense majorité des groupes punks à cette époque), mais particulièrement provocateur, né en 1977. Il est l'auteur du tube Antisocial, par la suite traduit en français par Trust. Après un split de courte durée Ian Stuart reconstitue le groupe en 1979, mais sous une forme politisée ouvertement nationaliste, puis il crée Blood and Honour au début des années 80. C'est un mouvement nationaliste, raciste et en particulier antisémite. Ian Stuart ne cache pas sa fascination pour Hitler et ne tarde pas à apporter son soutien aux associations néonazies, aussi bien au Royaume Uni qu'en Allemagne. Il est suivi par une partie des skinheads qui adoptent un comportement de plus en plus violent et basculent vers l'extrême-droite. Beaucoup sont des hooligans fascinés par la violence sous toutes ses formes. Ils hurlent Sieg Heil! ou Heil Hitler dans les concerts et déclenchent de fréquentes rixes avec les autres skinheads ou les punks, sans parler des agressions envers les noirs ou less immigrés. Certains skinheads ont pu se rapprocher de l'extrême-droite pour prendre le contrepied des punks de la période 1979-1982 : rejet de la saleté, du look "destroy" mal rasé, de la clochardisation, de l'anarchisme braillard, des drogues dures... respect des valeurs familiales, du travail, de la patrie, allure physique et vestimentaire saine et propre... C'est à dire le rejet de la marginalisation et l'attachement à des valeurs à la fois populaires et conservatrices. Idéologiquement ces premiers skinheads nationalistes ratissent très large : rescapés du nazisme anglais des années trente qui servent de mentors, antisémites de tout poil, xénophobes échaudés par l'immigration, anticommunistes qui dénoncent les états soviétiques, hooligans ultra-violents, punks et skinheads dépourvus de repères idéologiques qui aiment provoquer en arborant des insignes nazis (alors que leurs parents ont souvent combattu contre les nazis en 1939-45)...

Éc½urés par cette récupération de leur contre-culture et fidèles à leurs racines jamaïcaines, les skinheads antifascistes et antiracistes se regroupent au sein des SHARP (SkinHeads Against Racial Prejudice, mouvement fondé à New York en 1980). La figure emblématique du mouvement SHARP est Roddy Moreno, leader du groupe The Oppressed et importateur du SHARP au Royaume Uni. The Oppressed chantent Work together (clein d'oeil marxiste, prolétaires de tous pays, unissez-vous!). Les Sham 69 adaptent le chant révolutionnaire chilien El pueblo unido jamas sera vencido en If the kids are united they will never be defeated. Ces groupes réaffirment leur fierté d'appartenir à la classe ouvrière et de partager ses valeurs : fraternité, solidarité, luttes sociales... A la même époque les Dead Kennedys (groupe punk californien) dénoncent la drive des skinheads nazis dans le morceau Nazi punks. Fuck off!. Beaucoup de skinheads sharp sont engagés au sein du mouvement syndical Socialist Workers, qui organise de grandes grèves à partir de 1980 en réaction à la politique ultra-libérale du gouvernement Thatcher. Les skinheads sharp sont appelés reds (rouges) par les nationalistes qui les accusent de vouloir faire basculer l'Occident dans la sphère soviétique (en fait la plupart des skinheads sharp se désignent comme travaillistes ou syndicalistes, rarement comme communistes). Les skinheads sharp considèrent les nationalistes et les néonazis comme de faux skinheads et les appellent boneheads (crânes d'os).

Dès le début des années 1980 la scène skinhead se divise entre rouges et fascistes. La presse focalise sur les seconds, à tel point que l'opinion publique retient surtout cette simpliste équation : skinhead = brute fasciste. Il faut dire que dans de nombreuses régions du monde, comme l'Europe de l'Est, le style skinhead n'apparaît guère que sous sa forme d'extrême-droite. Mais les médias portent une lourde part de responsabilité dans la diabolisation du mouvement skinhead, préférant montrer des skinheads néonazis plutôt que des skinheads fans de reggae ou militants syndicaux. La peur fait vendre du papier à sensations.
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# Posté le jeudi 16 mars 2006 14:53

les sans cheveux

Voila que j'aborde maintenant un sujet épineux pourrait on dire... les skinheads...


Voila la rubrique qui va surement donner ouverture a un grand débat ... Ils sont connus pour ne pas avoir de cheveux sur le cranes... on les appelle communément "skinhead"... La question qui se pose ici est: "raciste ou pas raciste?" ou encore "punk ou pas punk?"
Je vais tenter de vous repondre avec plus ou moins de précision...
Tout d'abord voici l'éthimologie du mot pour les incultes. Ce mot viens de l'anglais skin qui veut dire peau et head qui se refere a la tete... voila ca donne crane tondu... bon c'est pas trop élégant... mais c'est pas grave.
Un skinhead est à l'origine un jeune prolétaire anglais au crâne rasé. Néanmoins, dans son acceptation moderne, le terme skinhead s'applique à un mouvement de jeunesse né à la fin des années 1960.
Voici l'histoire de la création de ce "mouvement"....
Les skinheads sont issus de la vague modernist : après 1967 beaucoup de mods virent vers le flower power et le psychédélisme. Certains préservent le style originel et radicalisent leur look : ce sont les hard mods ,ou encore heavy mods. Ils portent le costume cintré et le chapeau pork-pie pour danser, mais des vêtements de sport ou de travail pour traîner dans la rue (polo Fred Perry, chaussures Doc Marten's...). Ils prennent le contrepied de la mode branchée de l'époque (telle que la vague psychédélique ou le mouvement hippie), rejettent le conformisme et affichent fièrement leurs origines ouvrières (working class). Ces hard mods se crispent sur l'identité modernist de la période 1962-1966 : musique noire américaine, luxe italien (dolce vita), style urbain et moderne, scooters Vespa ou Lambretta...

Comme ils vivent dans les même banlieues et quartiers ouvriers, les hard mods fréquentent les rude boys, ou rudies, jeunes immigrés antillais et jamaïcains, dont le look est proche et avec qui ils partagent le goût pour la musique noire américaine (soul, rythm'n'blues) et jamaïcaine (ska et rocksteady). Vers 1968 les hard mods et les rudies se confondent pour devenir les skinheads. Certains prétendent qu'ils se sont tondus les cheveux pour se distinguer des hippies. Plus sûrement c'est une manière d'échapper à la police montée lors des émeutes. Le look skinhead se standardise : cheveux courts (tondus ou coupés courts, mais rarement rasés à blanc à cette époque), favoris, polo style Fred Perry, chemise style Ben Sherman ou encore Levis Sta Prest, bretelles, blue jean style 501 coupé court (rejet des pattes d'éléphant), chaussures Doc Marten's, rangers ou baskets, blouson style bomber, harrington ou encore donkey jacket (manteau de docker), écharpe de son club de football préfèré... Notons que le blouson harrington, porté par les mods, puis les skinheads et enfin les punks, n'est pas une marque mais un type de veste légère en toile de coton unie doublée de tissus à carreaux écossais. Le nom vient du héros de la série télévisée américaine "Peyton Place", très populaire au début des années 60, Mr Harrington, qui portait ce vêtement. Le look skinhead est donc un mélange de sportswear, de vêtements de travail et de surplus militaires. Mais le costume cintré, héritage modernist, est encore porté pour danser ou frimer en soirée. Ces , les Upsetters, Jimmy Cliff ou Bob Marley, les adolescents et ces jeunes adultes ont, comme ceux d'aujourd'hui, leurs marques emblèmatiques : Fred Perry, Lonsdale, Ben Sherman, Everlast ou encore Adidas...

FIN DE LA 1ERE PARTIE ...
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# Posté le jeudi 16 mars 2006 14:52

Qqs groupes féminin

hihi le girl power is back :p
voici une petite liste de groupes punk feminin que je connais pour la plupars..


All Or Nothing HC
The Amazombies
Bangs
Bang Sugar Bang
Boy Skout
Bratmobile
Chromatics
The Distillers
The Donnas
The Drive
Dirty Mary
Fabulous Disaster
F-Minus
Full Minute of Mercury
The Gossip
Groovie Ghoulies

# Posté le jeudi 16 mars 2006 14:51